Togo : la mésaventure d’une Togolaise avec un Gozem

Une animatrice culturelle d’une radio privée de la place a posé sur sa page Facebook un message qui montre comment une Togolaise a eu une mésaventure le week-end dernier alors qu’elle faisait une course avec un taxi moto de la société Gozem à Lomé. La dame en question a failli y laisser sa vie.

Risque

La détestable scène se passe dans la soirée de ce samedi « aux alentours de 17 » heures. Selon le message relayé par Elisabeth Apampa, une femme contacte un conducteur de taxi moto via l’application Gozem. Le ‘’Zémidjan’’, comme convenu, arrive sur les lieux du rendez-vous.
S’en suivra une scène qui ressemble à un coup monté par des gens de moralité douteuse : « Le monsieur arrive et on part pour mes courses. Arrivé en face du CMS Agoe, il me demande de descendre lui prendre son argent tombé de sa poche, dès que je descends de la moto, il y a des jeunes qui m’ont soulevée la main. Naïve, je me suis approchée d’eux pour récupérer l’argent du zedman. Une fois arrivée à leur niveau (…) j’ai été encerclée. (…) l’un d’eux m’a demandé de l’argent en contrepartie de prendre les sous du gars, dès que j’ai commencé par leur expliquer que ce n’était pas mon argent mais celui du zedman, ils ont sorti des couteaux et m’ont demandé de leur donner tout ce que j’avais sur moi », décrit la victime.
Prise de peur, elle obéit. « (…) quand ils essayaient de s’en fuir, j’ai rattrapé un d’entre eux et je me suis mise à me battre avec lui, soudain l’autre est sorti derrière moi, et m’a donné un coup de je ne sais quoi à la nuque mais j’ai refusé de laisser l’autre. C’est à ce temps précis que celui que je tenais à sorti un couteau pour vouloir me poignarder. J’ai pu par la grâce de Dieu esquiver le couteau qui m’a frôlé la poitrine et je l’ai laissé partir », poursuit la narratrice.

Déception

« Pendant tout ce temps le champion de la société Gozem est parti en me laissant aux mains des truands pourtant, c’est lui qui m’a demandé de descendre lui ramasser (son) argent », précise la dame.

Logiquement, la victime saisit la société Gozem le lendemain des faits pour lui raconter son incroyable histoire. Ce mercredi, accompagnée de ses parents et d’un gendarme, elle répond à une invitation de l’entreprise exploitant les taxi-motos.

« Nous avons raconté l’histoire aux responsables ainsi que devant le zedman. Les responsables ont su à quel niveau leur champion était impliqué dans ce guet-apens. Le gendarme a voulu embarquer le zedman mais l’un des responsables nous a demandé de ne pas l’embarquer et qu’aujourd’hui ils allaient remonter l’histoire au directeur et me revenir », poursuit-elle.

Finalement, « Grande fût ma surprise cet après-midi quand un agent me contacte pour me faire savoir qu’ils ont discuté avec leur avocat et il leur a dit que Gozem n’était pas impliqué dans l’affaire alors de faire face au zedman », ajoutant qu’« il me contactera pour voir dans quelle mesure il pourra me rembourser tout ce que j’ai perdu ainsi que mes frais pour l’hôpital ».
Cette Togolaise se dit déçue, écœurée, se demandant si l’utilisation des motos estampillées Gozem serait synonyme de remettre « nos vies dans les mains des braqueurs ».

 

Fabrice Kossivi